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vendredi, août 24, 2012

L'Ecosystème forestier en quelques mots.


Une forêt est assurément plus que la somme d’un ensemble de végétaux qui établissent des relations entre eux par le biais d’une stratification verticale et horizontale et d’un ensemble d’animaux qui s’en nourrissent et/ou y trouvent refuge.

En effet, les rapports intimes qui se nouent  entre les différents végétaux, entre les différents animaux et entre les deux règnes eux-mêmes (végétal et animal), sont en interaction continue, en perpétuelle recherche d’équilibre si facilement mise en échec…
Il est évident que l’une comme l’autre, flore et faune,  dépendent largement du sol, autant qu’elles ont également un effet décisif sur lui.
  • les êtres vivants puisent dans le sol une bonne part de leurs besoins (eau et sels minéraux pour les végétaux, source de nourriture pour de nombreux animaux).
  • les êtres vivants rejettent dans le sol la majeure partie de leurs déchets (origine organique du sol) ;
  • le sol constitue in fine  la plus extraordinaire usine de recyclage : les déchets organiques (cadavres, déchets animaux et végétaux) sont fractionnés et transformés en éléments minéraux qui seront utilisés par les végétaux et remis dans le cycle naturel qui les anime.

    Ce système écologique (d’où le terme « écosystème ») a divers effets sur bon nombre d’éléments « climatiques » ou abiotiques qui le touchent, allant généralement dans le sens d’une pondération :
    ·         au niveau de la lumière ou de l’ensoleillement (captation directe ou indirect du rayonnement solaire qui aura également un effet sur la croissance des végétaux) ;
    ·         au niveau des températures (« ambiance forestière » qui tempère les excès de froid ou de chaleur) ;
    ·         au niveau du vent (pour autant que les peuplements se développent en harmonie de façon à résister à ses effets déstabilisants) ;
    ·         au niveau des précipitations (permettant une meilleure absorption et meilleure reconstitution des réserves du sol en limitant les effets destructeurs de l’érosion pluviale).
    L’ensemble de ces « services écologiques » résultant des relations s’étant établies entre les deux composantes essentielles de l’écosystème forêt, remplit de nombreuses fonctions dont on retiendra très généralement que :
     
    ·         l’écosystème forestier assure largement un rôle de protection 
    o   vis-à-vis des inondations et/ou de la sécheresse : Lorsqu’il pleut, seule une partie de l’eau atteint immédiatement le sol forestier. Jusqu’à 60% des précipitations restent suspendues dans les feuillages. Cette eau s’égoutte ensuite peu à peu ou s’évapore. Dans une forêt, l’eau pénètre facilement dans le sol.
    Sur les surfaces non boisées, les pluies s’infiltrent moins bien dans le sol : l’eau s’écoule alors, formant ruisseaux et rivières. Ces cours d’eau peuvent ainsi provoquer des inondations.
    Dans la forêt, le sol fonctionne comme une éponge : les sources coulent longtemps, même après de longues semaines de sécheresse
    o   vis-à-vis de l’érosion (eau et vent) et des glissements de terrain : La forêt empêche que la couche supérieure du sol, la couche la plus fertile, ne soit entraînée par les eaux de ruissellement.  Par l’intervention efficace des racines qui freinent l’écoulement de l’eau et diminuent les effets du vent.
    o   vis-à-vis des chutes de pierres et des avalanches : en milieu montagnard ou fortement escarpé, on ne peut pas oublier le rôle des forêts de protection qui interviennent directement sur ce type de risque.
    ·         l’écosystème forestier assure aussi un rôle de filtre vis-à-vis des pollutions humaines :
    o   le bruit : les transports et les installations industrielles constituent la plupart du temps des sources de pollution acoustiques.  Des bandes boisées, aussi denses que possible et larges de 50 à 100 mètres, peuvent efficacement diminuer les effets des émissions sonores ; à fortiori s’il s’agit de boisement en plein de plus grande importance.
    o   l’air : la température de l’air étant plus basse au-dessus d’une forêt, en été, les poussières des zones industrielles retombent en grande partie sur les forêts.  Ces poussières se déposent sur les feuillages, les aiguilles et les rameaux avant d’être intégrées au sol par la prochaine averse. La forêt joue ainsi le rôle de filtre à air.  Cependant, si la concentration de substances toxiques est trop grande dans l’air, les arbres montrent rapidement des signes alarmants. Et ils réagissent souvent déjà à un taux de pollution de l’air non encore directement perceptible par l’être humain. Nous sommes ainsi avertis d’un danger : la forêt fonctionne comme « signal d’alarme ».
    ·         l’écosystème forestier de par l’importance de sa composante floristique est producteur d’oxygène : en effet, par le mécanisme de la photosynthèse, prenant le gaz carbonique de l’air (CO2), les végétaux  produisent des glucides (sucres) en libérant de l’oxygène (O2).
    Cependant, les plantes respirent, donc utilisent également de l’oxygène ; de plus, lors de l’humification  ou de la combustion de matières organiques, de grandes quantités d’oxygène sont utilisées. Par ce fait, la forêt utilise elle-même une grande partie de l’oxygène qu’elle produit.