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lundi, décembre 24, 2012

jeudi, novembre 22, 2012

Une petite rareté...confirmée

Malgré la piètre qualité des clichés (home made avec un matériel peu adéquat : lumix Panasonic à fort grossissement non stabilisé), les amateurs pourront voir un Fuligule à bec cerclé (Aythya collaris) aperçu dans le Canal Charleroi/Bruxelles à hauteur de la réserve de Viesville.  





Ce canard plongeur d'origine américaine, probablement échappé de captivité (à vérifier la présence d'une bague) pourrait être en passe de redevenir plus ou moins sauvage (de là à perpétuer une descendance férale, il ne faut pas trop espérer étant donné l'absence cruelle de compagne pour ce faire...)

lundi, novembre 19, 2012

Les restos du coeur sont ouverts



Les écureuils n'ont pas été oubliés, la mangeoire du haut leur est destinée...

lundi, octobre 22, 2012

L'été indien qui se prolonge...

Certes, il est très agréable de profiter des températures actuelles liées à un temps encore très radieux...

Sur le plan physiologique, les végétaux devraient déjà pouvoir se préparer aux frimas de l'hiver en mettant en place leurs stratégies "d'endurcissement" à la faveur d'un rafraîchissement progressif mais sensible des températures.  Or, ce n'est pas du tout le cas.  Aux splendides feuillaisons automnales risque de suivre très rapidement une chute drastique du thermomètre.



Et alors, bonjour les dégâts...L'eau liée des cellules périphériques n'aura pas été évacuée et sous l'effet du gel, on imagine les conséquences qui pourront s'ensuivre.  Ceci parmi les mécanismes évoqués dans cet excellent article vulgarisateur de l'INRA.

Le monde végétal dans son ensemble risque d'avoir à subir de plein fouet l'arrivée soudaine de l'hiver;  de nouveaux signes de dépérissement risquent d'apparaître et les mécanismes déjà installés, de s'accélérer.

vendredi, octobre 19, 2012

(Enfin) du nouveau concernant le nourrissage "dissuasif" du sanglier

 Concrètement et en résumé ce qui va changer  à partir du 15 novembre prochain :
1. L’interdiction du nourrissage du grand gibier au nord du sillon Sambre et Meuse.
2. Avancement de la date du nourrissage supplétif du grand gibier : 1er novembre au lieu du 1er janvier.
3. Les dates du nourrissage dissuasif du Sanglier : 1er  avril au 30 septembre au lieu de toute l’année (prise d’effet au 1er  avril 2015). D’ici là, et à titre transitoire, le nourrissage dissuasif reste autorisé dans les conditions décrites ci-après.
4. Restriction de la nature des aliments à distribuer;
  • Pour le supplétif : au foin de graminées et/ou de légumineuses, en ce compris le foin de luzerne, à l’exclusion de tout ensilage et ensilage préfané ;
  •  Pour le dissuasif : l’orge, le froment, l’épeautre, le triticale et le seigle, en mélange avec des pois;
5. Les surfaces requises pour pratiquer le nourrissage dissuasif :
  •  Au moins 50 ha boisés d’un seul tenant ;
  •  1 lieu de nourrissage par 250 ha boisés d’un seul tenant ;
  •  Les traînées doivent se faire sur une largeur de 10 à 15 m
  • et sur une longueur de 200 à 250 m.
6. Plus de distribution motorisée ou mécanique pour le nourrissage dissuasif du Sanglier et plus de silos et réservoirs de stockage en forêt. Il est toutefois permis d’acheminer les aliments vers les lieux de distribution avec des engins motorisés.

dimanche, octobre 14, 2012

Numenius sp


Deux Courlis se partagent la dition "Europe-Afrique du Nord- et Moyen Orient".  le cendré et le corlieu.  Le dernier se remarque par une taille généralement inférieure, un bec relativement plus court (critères difficiles à apprécier ci-dessus) et une bande latérale nettement foncée sur la calotte séparée par une bande plus claire.  On pourrait donc penser que l'exemplaire ci-dessus photographié par F. Ruttens sur la côte d'Opale est plutôt le Courlis cendré (N. arquata).  En outre son aire de distribution plus étendue, augmente les chances de le rencontrer par rapport à son cousin plus septentrional.

En ce qui concerne le cliché suivant, en raison de la présence d'un long sourcil clair, d'un bec plutôt légèrement retroussé et de l'absence d'une plage alaire blanche, je tendrais vers une Barge rousse (Limosa lapponica)
Quant au dernier, Chevalier gambette ou arlequin, je ne sais trop, même en zoomant sur la photo qui est alors fort pixellisée, on ne trouve pas trop d'éléments sinon peut-être un cercle orbitaire blanc et les lores noires, donc plutôt gambette (T. totanus)...
 Tous les avis et commentaires sont les bienvenus...


Enfin, les immanquables qu'il n'est plus nécessaire de présenter tant ils sont reconnaissables



mardi, octobre 09, 2012

Les trois B...

Et voici 3 petits hérons moins communs et dont le statut de conservation reste alarmant, mais leur caractère essentiellement crépusculaire ou nocturne, leur petite taille et leur plumage assez cryptique (dans les formes internuptiales des mâles, des femelles et des juvéniles) font qu'ils sont moins faciles à observer.

pour accéder aux fichiers sonores : cliquer ici

lundi, octobre 08, 2012

Astuce de plantation...

Vous vous êtes décidés à planter un verger, une haie, un arbre isolé ??? mais vous constatez que votre sol (pour de multiples raisons) est trop compacté; voici une méthode simple qui a fait ses preuves notamment au Canada lors de la réfection d'espaces verts urbains.



La méthode belgo-canadienne développée par MM CARMIAUX, GAUDETTE et NADEAU, vise le décomptage localisé des sols autour d’arbres plutôt isolés.  Elle est inapplicable telle quelle en forêt ainsi que décrite ci-après.  Elle a pour vocation première, le traitement d’arbres dans un contexte urbain. Par contre, elle pourrait avoir tout son intérêt pour une plantation agroforestière à faible densité (50 arbres/ha), nécessitant un soin tout particulier lors de l’installation sur des sols qui sont riches peut-être mais souvent malmenés par le passage des engins agricoles.



En résumé, elle est basée sur le forage de trous espacés d’environ 40 cm sur une profondeur équivalente (30 à 40 cm) à une distance supérieure à 150 cm du tronc de l’arbre (pour éviter de se trouver directement au niveau des racines charpentières : facilité de creuser, éviter les blessures trop importantes).  On compte de 5 à 6 trous/m2.
Ces vides sont alors remplis d’un mélange pour moitié de perlite et de vermiculite.  Pour augmenter l’effet, la surface préalablement dégagée pour effectuer les forages est semée d’engrais vert à base de trèfle (apport de N) et de luzerne cultivée (pour bénéficier, outre de N,  de son enracinement profond et améliorant.)  Une aération ( effet perlite) et une rétention d’eau (effet vermiculite)  améliorées sont ainsi assurées jusqu’à ce que le plant s’installe définitivement.

NB : La méthode ne diminue en rien la nécessité d’assurer une plantation optimale et notamment la création d’un potet suffisamment ample que pour recevoir l’arbre dans les meilleures conditions mais constitue un plus au niveau de la prospection racinaire lors de l’installation.
                                                                                   Contact : info@carmiaux-arbre.com

dimanche, octobre 07, 2012

La Fagne de Chimay et son histoire


La région naturelle de la Fagne est caractérisée par des affleurements schisto-psammitiques émanant d’assises du Famennien et du Frasnien.

La Fagne de Chimay est implantée à la limite nord-ouest du Domaine médio-européen, dans le district mosan pour la carte des territoires phytogéographiques de Belgique.
Pour d’aucuns (GEHU et GAHURANYI), l’absence d’élément médio-européen par contre se justifie par la nature des sols acides et très pauvres en calcium qui favorise la pénétration d’éléments atlantiques.
Pour d’autres (DELVAUX et GALOUX), il s’agit du secteur de la Fagne atlantique.  Considérant que les parties les plus occidentales de la Fagne, de la Calestienne et de l’Ardenne font partie du Domaine atlantique.

L’étymologie de l’appellation « Fagne » est pour le moins sujette à controverses.

Le document le plus ancien citant son nom, « Fania » est l’acte de donation de Dagobert à Saint Landelin en 640 pour fonder l’abbaye de Wallers.

Du XIV au XVIII ième siècle, elle est désignée par le mot «Faigne ».  La plupart y voient encore un mot dérivant du Fagus latin ou de fagina qui désigne la faîne.  De fait, les Romains qui envahirent notre pays par l’Ouest (venant de France) se trouvèrent confronté à des forêts impénétrables  qu’ils baptisèrent « Silva Carbonaria » en référence aux pratiques des habitants qui y fabriquaient intensivement le charbon de bois.  Et comme l’essence dominante était le Hêtre…Largement déboisée pour couvrir ce type d’activité, l’imposant massif forestier rélictuel aurait été dénommé « Silva fania ».  Mais tous les étymologistes ne sont pas d’accord sur cette racine, loin s’en faut…Pour d’autre, le mot viendrait de « fangio, fanga, fangus » qui désignent un sol humide, marécageux. GALOUX en 1937 accrédite cette théorie comme la plus admissible en raison de l’écologie de ce massif forestier, couvert de marais et de petites rivières encaissées.  On ne peut cependant comparer sa situation à celle rencontrée dans les Hautes Fagnes, correspondant assurément mieux encore à la définition des racines latines.

Les forêts du Sud du Hainaut sont restées relativement à l’écart des zones d’implantation denses de l’époque romaine, bien que des industries du bois et du fer semblent devoir être associées avec la région depuis cette époque (forge à Virelles notamment).
A l’époque franque, la Fagne reste encore une vaste région assez sauvage à l’écart des « villae » les plus proches : Salles, Bailièvres, Imbrechies, Monceau, Robechies, Seloignes,….

Les dynasties franques, mérovingiennes et carolingiennes reprirent le système déjà mis en place par le Bas-Empire, à savoir la mise en réserves seigneuriales des Forêts pour leur permettre d’assouvir leurs passions pour la chasse.  Petit à petit, elles furent grevées de droits d’usage au bénéfice des manants jusqu’à ce que, devant le recul du gibier face à la pression « permanente » du petit peuple en forêt, soit prise une réglementation sévère dont l’afforestatio, acte qui excluait tout usage dans les cantons mis en défens.

Le Moyen-Age vit le développement de Chimay, devenue centre agricole et métallurgique important, qui obtient en 1247 de Marguerite de Hainaut sa charte de liberté, avec en guise d’aisements, des bois dans la Fagne.  Le développement de la métallurgique et de son combustible : le charbon de bois impliqua directement une surexploitation forestière à des fins commerciales et indirectement des abus d’usage commun par une population excessive.

La vacance de certaines terres suite à la destruction des Abbayes propriétaires, a entraîné leur annexion par d’autres propriétaires de la région comme par exemple le Chapitre de Sainte Monégonde dès le XI siècle.  Vers 1336, la forêt de la Fagne est recensée pour une contenance de 1.880 muids.

Puis, de plus en plus incapables de faire valoir leurs domaines – incluant forêts et terres – par la main d’œuvre servile, les seigneurs commencèrent à pratiquer l’acensement : la concession perpétuelle de certaines terres incultes contre un loyer proportionnel à la récolte.  La Fagne fut relativement épargnée vis-à-vis de ce mouvement.  Même si dès 1400, le seigneur de Chimay de l’époque, face à la grogne du peuple, dut concéder de nombreux aisements complémentaires sous forme d’importantes portions de forêts.  La question s’est posée de savoir s’il s’agissait de concession en propriété ou en simple jouissance et ce jusqu’au XIXième siècle.

Le rachat des terres par Jean de Croy au Comte de Hainaut coïncide avec un nouvel essor de la métallurgie dans la région chimacienne.  L’installation de forges, d’étangs réservoirs et de la population nécessaire à les faire tourner, amena un nécessaire défrichement des terres pour les alimenter.

S’ensuivirent des guerres (fin du XVI) entrecoupées de périodes de maladies (peste) qui amenèrent cycliquement des régressions de population et partant de leurs activités notamment métallurgiques.
La reprise ne se fit sentir qu’au XVII, alors que la principauté compta  jusqu’à 16 fourneaux  et 22 forges sans compter les tanneries.  La quantité de bois nécessaire pour alimenter cette industrie s’avérait déjà exceptionnelles au point que de nouveaux litiges naquirent entre le Prince et les manants chargés de l’exploitation.  Plusieurs jugements durent être rendus dont une sentence de la Cour de Mons qui attribuait aux communes de Chimay, Robechies et Salles, 1 982 bonniers pour le tout.
Face à toutes ces vicissitudes les archiducs Albert et Isabelle tentèrent bien de prendre des mesures pour limiter le nombre de forges et même instaurer un service forestier censé réduire la surexploitation industrielle.  De nouvelles épidémies de peste dès 1630 enrayèrent « naturellement » le phénomène.

Les guerres déclenchées par Louis XIV amenèrent une nouvelle ponction des forêts alors même que celui-ci avait décrété en 1687, un raccourcissement de la révolution forestière de 160 à 80 ans et l’instauration du quart en réserve pour laisser vieillir la futaie.  A l’époque la consommation de bois reste importante, un fourneau consommait 20 000 stères par an, une forge : 10 000.

La période autrichienne qui s’en suit n’est pas franchement propice à la reconstitution de ma forêt, même si un règlement pour les bois et les mines de la terre de Chimay est rédigé.  De nombreuses interprétations contradictoires amèneront la Cour Souveraine de Mons à intervenir à de multiples reprises pour finir par consacrer que le mayeur et les échevins de Chimay ont la régie et l’administration des bois communaux.  Une ordonnance de 1754 abaisse de 60 à 30 ans la révolution du taillis, les futaies se transformant petit à petit en taillis sous futaie. La révolution du taillis finira par être abaissée à 16 ans.


La Fagne de Chimay

Reliquat probable de la ‘Fagna Silva’ largement exploitée et essartée à l’époque romaine, elle pourrait être la réserve boisée du seigneur de la ‘villa’ de Salles de l’époque franque…Chasse pratiquée par le seigneur et usages exercés par les manants (combustible, bois d’œuvre, compléments alimentaires pour le bétail) grevaient largement l’espace boisé.

Elle fut ensuite recueillie au XIX ème siècle par le Chapitre de Sainte Monégonde par donation d’un certain comte Erebold pour finir au nombre des possessions de la seigneurie  de Chimay inféodée au comté de Hainaut, ce qui la préservera relativement du morcellement…
En 1412, le domaine est divisé pour raisons successorales, et la Fagne ainsi que les 9 villes du sart de Chimay (‘les neufs villes de Chimay’) passent, après procès, au comte du Hainaut, puis seront rachetés par Jean de Croÿ en 1445 reconstituant la seigneurie de 1412 qui deviendra comté puis principauté ( en 1486).  La Fagne restera donc partie intégrante de la principauté de Chimay durant tout l’Ancien Régime.

Les maisons se succéderont : maison de Croÿ, puis maison de Croÿ Aremberg (qui laissera un mesurage de la Fagne en 1622) et enfin la maison d’Alsace-Henin-Liétard de Boussu qui la détiendra jusqu’en 1804.  Interviendra ensuite la Révolution française qui détachera la Fagne de la Terre de Chimay.

Charles-Alexandre de Henin d’Alsace aura été le dernier Comte de Beaumont, il sera arrêté puis exécuté dans la foulée révolutionnaire, son frère qui parvient à obtenir restitution des terres confisquées meurt à son tour sans descendance.  La déshérence de la propriété foncière de Chimay prendra fin  en 1804 à la promulgation du Code Civil français, qui la verra échoir à Maurice-Gabriel de Riquet, neveu du dernier Comte de Beaumont selon acte de succession établi à Paris en 1805.
Au décès de ce dernier, la Fagne échoira à sa fille ainée, Elisabeth, marquise de Pange qui décèdera à son tour en 1844 laissant une indivision qu’il conviendra de liquider.  Cela se fera par une vente publique sur licitation réalisée par le Notaire Boullenger de Mons le 09 mai 1953.  La Fagne (lot n°1 sur 8 de la vente) sera adjugée pour la somme de 1.990.000 francs-or, quittant définitivement l’actif des familles seigneuriales et le foncier chimacien.

Description de la Fagne de Chimay au cahier des charges de la vente du 09 mai 1853
« Ville de Chimay.  Une forêt nommée la Fagne d’une contenance de 1296 ha, 91 a, 10 ca environ (section A, numéro 8,37,38 et 39 du plan cadastral de Chimay), tenant du Nord aux pâtures de la Fagnette, au bois communal de Montbliard, aux prés des forges de Montbliard, Rance et Ostenne et au bois Champion ; Est, au bois de la Rance (sic), à l’étang du fourneau et au bois communal de Chimay ; Sud, au bois communal de Salles et aux terres de Desiviers ; Ouest, au bois St-Pierre et au bois communal d’Eppe.  Cette forêt est assujettie au droit de pâturage en nombre illimité des communes de Chimay, Salles et Bailièvres.  Elle n’est pas louée. »

Elle aura donc été adjugée à un « consortium » de l’époque, la « Société Civile des acquéreurs de la Fagne » constituée  la veille (le 08 mai 1853) à cette fin (bien que prévue à l’origine pour durer 9 ans au maximum) regroupant deux factions : l’une liégeoise (constituant l’ancrage de la Banque liégeoise abouchée avec la Banque de Belgique par le sieur Demonceau, le sieur Richard-Lamarche étant  l’autre partie liégeoise), la seconde montoise.  L’objet de cette association était de se porter acquéreuse de la forêt de la Fagne dans un premier temps puis d’en assurer la revente ; de la superficie d’abord, du fond ensuite.

De 1853 à 1855 auront bien lieu diverses ventes de futaies et de taillis reçues par devant le Notaire de Sivry selon un plan d’exploitation en 20 ans qui aurait été établi par l’administration forestière du marquis de Pange, simplement accéléré et intensifié par les gérants de la société acquéreuse.
La coupe 1856 de 106 hectares n’aura cependant jamais lieu.

Très vite des dissensions sont apparues entre le groupe des Liégeois et celui des Montois.  Ces derniers voulant exploiter au plus vite la futaie (> 1 m de circonférence) pour rentrer dans leur mise de fonds alors que les Liégeois, moyennant quelques accords financiers accessoires (paiement d’une soulte) préférant rester propriétaires du fond, de la réserve et du taillis.  Il y aura donc partage le 1 octobre 1855 devant le notaire Biard à Liège.  De fait, Demonceau et Lamarche resteront les propriétaires indivis de la Fagne.  Le premier mourra peu de temps après laissant de nombreux héritiers.

A nouveau une sortie d’indivision doit être pratiquée, elle se fera par le biais d’une nouvelle vente sur licitation réalisée le 31 décembre 1860 qui portera la valeur du bien à 780.000 francs (en lieu et place de 514.500 estimés lors du partage de 1855). Lamarche restant propriétaire de la moitié du fonds, l’autre revenant aux 12 héritiers de Demonceau.
Le jour même de la sortie d’indivision est créée à Saint Remy lez Chimay, la « Société Civile pour l’exploitation agricole de la Fagne ». Son objet social : l’exploitation forestière et agricole, le défrichement, la division en exploitations et la revente en gros ou au détail des bois de la Fagne sur Chimay.  Elle regroupe outre les successeurs Demonceau et Lamarche (groupe des Liégeois), les 5 formant le groupe des Montois de la société acquéreuse.

Cette entreprise de défrichement est une expression régionale d’une conception nationale de l’époque face à l’explosion démographique qui touche la Belgique, nécessitant de l’espace pour pouvoir produire de quoi nourrir ce surcroît de population  (10% de terres forestières ont été perdus au profit de l’agriculture entre 1846 en 1866).

Pour la constitution de son fond de roulement, la société – outre ses 780.000 francs-or souscrits en actions -  a recours à l’emprunt, hypothécaire comme il se doit.  Pour la première fois, l’acte constitutif précise que les bois et forêts gagés ne subissent l’exercice d’aucun droit coutumier (il n’est pas fait mention d’abrogation).  Felix Jennart, du groupe des Montois en deviendra le gérant unique, contrôlé par les commissaires aux comptes Lamarche et Delforge.  La durée de vie de la Société est prévue pour 9 ans à dater du 1 janvier 1861.
Les premiers acquéreurs seront des voisins de la Fagne désireux d’ accroître leurs possessions en périphérie mais aussi des souscripteurs des nouvelles actions émises par la société en 1862.  La première vente des parcelles nouvellement défrichées (et bâtie), sera celle de la « grosse cinse » en 1864 d’une contenance de plus de 157 ha, vendue avec la garantie « qu’il n’existe aucune servitude d’affouage ou de pacage à charge du bien »….Suivra la « cinse du Baron », la « cinse Rasquin », etc, acquisitions réalisées par des créanciers hypothécaires de la société.
En 1865 et 1866 deux adjudications publiques « du droit d’essartage pour prendre une récolte » auront lieu.  300 lots seront concédés au total ; peu prisés par la main d’œuvre locale (surtout des gens d’Olloy, Nismes, Petigny).  Le paiement de l’adjudication se faisant l’année suivante avant la récolte (qu’elle soit bonne ou mauvaise)…La mise en culture du sol rapportait alors à la société, alors que l’essartage ne lui avait rien coûté.


En 1969, trois fermes de plus de 100 ha auront été vendues (± 1/3 de la superficie), l’essartage ayant eu lieu sauf aux endroits les moins accessibles (certains seront d’ailleurs déjà reboisés en pins, mélèzes ou épicéas). Le 31 mai se tiendra à Bruxelles une Assemblée générale extraordinaire qui décidera de la mise en liquidation de la société.  Quelques parcelles seront encore mises en vente par la suite soit en juillet 1969 à des filles d’un actionnaire de la société en liquidation.  Les terrains restant seront partagés le 15 mars 1870, les actes tenus par le notaire Heetveld étant des « actes de cession à titre de prélibation sur le partage social. »

Ayant évité la mise en faillite, la société n’aura pas vraiment réussi la mise en exploitation agricole de la Fagne.  Les reboisements s’ensuivront, des tentatives de remembrement partiel auront lieu.  D’aucuns auront cependant assurément fait des placements intéressants et n’auront pas tout perdu…loin de là.

Ardéidés (suite et pas fin...)

Pour en revenir aux "hérons blancs" évoqués dans un message précédent, on pourrait parler également du petit Héron garde-boeuf(s) (Bubulcus ibis), originaire du pourtour méditerranéen et inféodé au milieux ouverts généralement moins humides que ceux où l'on rencontre les plus grands ardéidés.

D'un naturel grégaire, ce mini-héron (haut d'une cinquantaine de centimètres) à dominante blanche (sauf en période nuptiale où le mâle arbore une plage chamois vif au thorax ainsi que sur le manteau et la calotte) se rencontre de plus en plus sous nos latitudes (les marais d'Harchies semblent en héberger un contingent assez permanent).


On peut assurément voir dans son expansion géographique (en particulier sous nos latitudes) un des effets des changements climatiques en cours qui affectent globalement l'aire de répartition des espèces tant animales que végétales.


Le vol du Balbuzard

D'autres clichés de "l'aigle pêcheur" sur le site du Val Joly; à noter la position caractéristique pour ajuster l'angle d'attaque avant le plongeon en vue de la capture.

Et au final, la prise semble bonne (une grosse brême ?)...

Il est vrai que la dénomination d'aigle pêcheur est impropre, eu égard au fait qu'elle est plutôt réservée au Pygargue à queue blanche, visiteur très occasionnel dans la région (il a néanmoins été observé fin d'hiver dernier sur le site de Virelles)

samedi, octobre 06, 2012

Les déboires du Saint-Esprit...

Ou les tribulations de ce Faucon crécerelle mal arrangé avec sa fracture de l'humérus dont l'immobilisation n'avait pas été une sinécure et qu'il  fallait reprendre à zéro
Première opération : le débarrasser de son carcan "flashy"
Puis nettoyer et désinfecter abondamment le champ d'investigation
Enfin penser à panser à nouveau la zone fracturée.  Mais comment immobiliser le membre alors que précisément en se débattant, le loustic n'arrête pas d'aggraver la situation déjà délicate ?
L'idée jaillit : une chaussette comme camisole... merci Fabienne
Maintenant reste le problème d'obtenir du patient qu'il ne bouge pas trop et surtout qu'il ne s’affaisse pas le coté atteint.  Qu'à cela ne tienne on va le suspendre...
Emballé, c'est pesé...
Poussez, poussez l'escarpolette (air connu)...
Le 357 vous salue bien...!

WARNING...

Cette technique rentre dans les "pratiques de haut vol" (si l'on peut dire) :  elle demande à la fois du personnel (2 voire 3 personnes surtout lorsque l'animal s'agrippe à qui mieux mieux à tout ce qui passe à sa portée) et ne donne pas toujours les résultats escomptés.  Pour preuve, le message de Fabienne (la généreuse donatrice de la chaussette) qui m'annonçait que peu de temps après, l'acrobate avait réussi à se libérer de sa camisole et gisait sur le plancher de la cage.  Donc si le bestiau ne coopère pas, bonjour la galère...Les psittacidés auxquels la méthode est couramment appliquée semblent plus réceptifs.

vendredi, octobre 05, 2012

mardi, octobre 02, 2012

Les Voix de la Forêt...

Comme chaque année, les grands mâles rejoignent leurs places de brame, venant parfois de très loin (Eiffel, Forêt Noire, Moselle) pour couvrir les biches de nos Ardennes.  Ce cycle naturel est devenu l'objet de curiosité de nombreux amateurs désireux de sentir vibrer les forces qui animent ces animaux emblématiques et, sous un encadrement nécessaire, les photographes et autres naturalistes amateurs ou non, se rendent au sein de nos forêts pour s'immerger dans le rituel.  L'attente est parfois longue, mais le spectacle est souvent au rendez-vous...