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dimanche, août 13, 2006

Sortie sylvicole,..., dans le Maine et Loire

Voyage en pays Ligérien entre Angers et Saumur


Lors de cette petite escapade, j'en ai profité pour aller rendre visite à Francis agent technique à l'ONF sur la forêt de Milly. Je le remercie pour sa disponibilité et son accueil, nous avons passé une excellente après-midi dans cette forêt domaniale.

Francis sous "son chêne" et devant la maison forestière

D'une superficie d'environ 880 hectares, ce territoire non boisé, était couvert de landes propice aux incendies. Suite au déboisement d'une surface boisée dans la région de Reims, la commune a décidé de reboiser ces landes afin de maintenir la surface forestière en France. C'est donc une forêt artificielle.

La sylviculture est peu productive, on y cultive principalement du Pin de Corse et du Pin Maritime. Francis désire la diversifier avec des essences feuillues telles que chêne sessile, merisier, alisier,...

Courageux ouvriers forestiers travaillant sous le soleil, par une température de 35°C : avant dégagement des chênes sessiles et merisiers colonisés par le genêt à balais

Interligne et cloisonnement: après dégagement à la débroussailleuse.

Sylviculture "industrielle" du Pin maritime

Alisier torminal abondant dans la région, mais reste malheureusement à l'état arbustif .
Le principal revenu de cette forêt est donc la chasse. Francis me précise qu'on y chasse une fois par semaine sur une partie de la forêt, durant la période autorisée...

La forêt est accessible au public en dehors des journées de battues. Dans les forêts domaniales françaises, le visiteur est libre de se promener où il le désir!

Si cette forêt est pauvre d'un point de vue sylvicole, elle est partculièrement riche au niveau de sa diversité biologique. Francis et la LPO Anjou ont relevé plusieurs observations intéressantes:
  • Circaète Jean -le-Blanc
  • Cigogne noire
  • Busard cendré et saint-martin (au alentour de la forêt)
  • Faucon hobereau
  • Bec croisé
  • Huppe
  • Engoulevent
  • ...
Francis tente de valoriser la forêt par la reconnaissance de sa diversité biologique, dans le but de recevoir des fonds. Cela lui permettrait de (ré)aménager des petites mares. Il est à la recherche d'espèces "rares" dont la présence est supspectée: triton crêté, l'utriculaire vulgaire (qu'il a découvert entre temps. Allez visiter son site pour apprendre la particularité de cette plante),...

Petite baignade de Scoobi (chien recueilli par Francis) par temps de canicule















Mare à réaménager














Grenouille agile



Cette forêt a ausi la particularité d'abriter une ancienne station de recherche de l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique). Celle-ci disposait d'une parcelle de 10 hectares au coeur de la forêt afin de faire de la recherche sur plusieurs variétés de noyer.

Paisible noyeraie où il fait bon faire la sieste

Anciennement bureaux de l'INRA(?), actuellement relais de chasse construit avec de la tuf.

Derrière le relais se trouve un ancien four à pain creusé dans la roche calcaire: la tuf, dont on extrait des blocs pour construire les maisons et les châteaux de la région.

Prise de vue de cette fameuse tuf sur un autre site .

Plante indicatrice typique au pied du four : la scolopendre
Les galeries formées par l'extraction de la tuf, s'apellent des troglodytes. Elles servaient de caves pour la culture de champignon (très renommée dans la région et fermées il y a 3 ans à peine par manque de compétitivité par rapport aux usines hollandaises). Depuis longtemps elles servent encore et toujours de cave à vins... et abritent quelques hôtes intéressants.


Si vous reconnaisez cette chauve souris n'hésitez pas à m'en communiquer le nom.
Actuellement "les troglos"sont restaurés et vous accueillent sous forme de très jolis gîtes ruraux.

La forêt abrite ausi un patrimoine historique: les ruines du château médiévale de Bellevue. Il n'en reste quasi rien sur le terrain comme dans les livres.



Voilà, si le coeur vous en dit, cette région où coule la Loire paisible, réputée pour sa douceur de vie, est pleine de richesses cachées. A vous de prendre le temps de les découvrir... et de les savourer.














3 commentaires:

capreolus a dit…

Superbe reportage mon cher François. Il donne envie d'aller saluer Francis dans son paradis....qui d'ailleurs -la chasse mise à part- me fait un peu penser à la situration de Jean-Claude au bois de Lauzelle.
Pour ton chiroptère, cela évoque un oreillard ou un vespertilion de Bechstein, à voir....
Très belles photos mais que je ne peux importer : elles ne sont pas enregistrées en Quick Time Pictures. Dommage !
A bientôt.

capreolus a dit…

A propos, concernant la photo de la noyeraie... s'agirait-il de noyers noirs ? en avant plan, on remarque un specimen aux feuilles présentant un nombre élevé de folioles, n'est-il pas ?

François a dit…

Salut Eric,

comment pourrais-je te transférer les photos ?

Concernant le noyer, je ne peux t'en dire plus. nous n'avons pas pris le temps de les observer plus attentivement. Il y a certainement le noyer noir et le noyer commun, plus d'autres variétés américaines... Une visite sur le terrain s'impose...

A propos du chiroptère j'ai d'autres photos que je mettrai sur le blog.