Rechercher dans ce blog

vendredi, décembre 09, 2005

Posted by Picasa Proposé par Francis ce superbe exemplaire de Coprinus comatus ou coprin chevelu, parfaitement commestible à l'état très jeune (avant le début de la déliquescence) que l'on ne confondra pas avec Coprinus atramentarius ou coprin noir d'encre tout aussi commestible mais que l'on évitera de déguster avec de l'alcool (bière ou vin).

En effet, la coprine qu'il contient qui interfère avec la transformation de l'alcool par l'organisme, après transformation en aminocyclopropanol, la dégradation de l'alcool bloquée au stade intermédiaire d'acétaldéhyde s'accumulant dans le sang , aurait tôt fait d'entraîner des symptômes impressionnants tels que rougeurs du cou et du visages, violents maux de tête, vertiges, vomissements, chute brutale de la tension, enz.....
 Posted by Picasa

la fleur - schéma + annotations

Posted by Picasa
Vous voulez en savoir plus concernant la fleur, alors n'hésitez pas, cliquez sur le lien ......En outre au schéma de Francis, j'ajoute un autre présentant deux coupes intéressantes et comparant l'insertion des méristèmes secondaires (cambium et phéllogène) : opposés dans la tige et alternes dans la racine.

mercredi, décembre 07, 2005

Formules florales

S'il est vrai que ce pan de la matière arrive difficilement à intéresser les sylviculteurs car la plupart des essences objectifs ont des fleurs d'abord peu visibles (sauf les "fruitiers" - entendons les essences ligneuses à fruits charnus...) ensuite des fleurs souvent sans périanthe (arbres à châtons), n'oublions pas aussi qu'il conviendra de déterminer des "plantes indicatrices" des sols qui, elles, ont des fleurs plus "traditionnelles".....

A ce titre, la
formule florale permettra de les catégoriser par 'familles' et de dégager ainsi les caractères généraux et particuliers qui s'y rattachent.

Si vous n'avez pas peur de vous perdre dans le dédale des termes consacrés par une introduction (poussée....) à la botanique, quitte à vous limiter à ce qui en est dit concernant les angiospermes, vous cliquerez sur ce
lien. (point 4. III)

Enfin, pour les fanas du dessin (botanique ou non....), voici les bases théoriques de la réalisation du
diagramme floral, reprenant celles exposées au cours de mardi.

dimanche, décembre 04, 2005

Clé de détermination simplifiée


Elle vaut ce qu'elle vaut.... et pour être simplifiée, elle l'est - les Abies entre autres y sont proprement ignorés - mais au moins elle donne des critères de base (nombre de feuilles et disposition) qui permettent de savoir dans quelle direction chercher !

Et à la demande de Gaetano, celle des feuillus toujours tirée du site de l'ONF

Le site de l'ONF (donc français) mérite par ailleurs un détour. Autant qu'un autre : celui de l'Univers Forestier.

jeudi, décembre 01, 2005

Le Robinier : arbre de l'année 2005


Il est l'un des représentants ligneux de la sous-famille des Fabacées - S(5)P1,2,(2) A10 G1- de la super-famille des Légumineuses (avec les Mimosacées et les Césalpinacées.) Les Fabacées comprenant elles-même plus de 12000 espèces.

Originaire du continent américain, il a été introduit et utilisé (et l'est encore....) pour sa capacité à fixer rapidement et solidement les sols pentus ou instables grâce à ses puissantes racines (une de ses caractéristiques est qu'il rejette facilement de souche et drageonne abondamment....)

Une remarque à propos de son système racinaire puissant mais superficiel voire franchement traçant, est ce qui est caractéristique de la famille des Fabacées, à savoir l'établissement avec une variété de bactéries du genre Rhizobium, d'une symbiose qui donne naissance, au niveau du chevelu racinaire, à des sortes de petites "tumeurs" blanchâtres appelées "nodosités" par lesquelles l'arbre est en mesure de fixer l'azote atmosphérique pour l'utiliser directement pour son alimentation et celle des essences qui poussent aux alentours. En effet, en échange des glucides de l'arbre, les bactéries symbiotiques fournissent de l'azote assimilable -soit des acides aminés et des protéines. Cet enrichissement du sol en matières nutritives en font une essence qui se contente de peu comme sol et qui l'amende prodigieusement.... une espèce pionnière de tout premier plan !

Sa silhouette élancée et sa cime irrégulière, procurant un couvert léger par son feuillage clairsemé est coutumière de nos terrils, de nos bords de routes et voies de chemin de fer. Son tronc massif, à l'écorce très marquée (de plus en plus avec l'âge), souvent couvert de loupes impressionnantes est remarquable et abrite une micro-faune très diversifiée.



Ses feuilles composées imparipennées (aux folioles parfois mucronnées ou au contraire échancrées) sont le siège d'une réaction photosensible à classer au nombre des rythmes circadiens, appelée photonastie (voir infra). La base du pétiole comprend 2 doubles épines, étant en fait des stipules transformées qui ne se rencontrent guère que sur les plus jeunes rameaux. Elles abritent entre elles les minuscules bourgeons. La fane est utilisée dans certaines régions comme fourrage, mais il faut savoir que si elles sont sans danger pour les chèvres et les moutons, elles ne sont tolérées ni par les vaches, ni par les chevaux.....En effet, de nombreuses parties de la plante sont toxiques principalement en cause de la présence de robine, un alcaloïde puissant au pouvoir émétique et laxatif qui aurait en outre le pouvoir d'agglutiner les globules rouges.


Ses fleurs en grappes pendantes sont hermaphrodites, lesquelles peuvent s'autoféconder certes mais le plus gros du travail est effectué par les insectes, en particulier les abeilles qui nous donnent le célèbre "miel d'acacia". Les fruits, des gousses plates contiennent une douzaine de minuscules graines noirâtres (il en faut 50 000 pour faire le kilo !). Elles sont riches en protéines et constituent un apport alimentaires non négligeable ainsi furent-elles utilisées par les Indiens d'Amérique après les avoir fait bouillir....

En tant qu'essence pionnière comme dit précédemment, donc héliophile, elle est assez ubiquiste : tout sol lui est bon, qu'il soit argileux, limoneux, sablonneux, calcaire, gréseux, schisteux, riche ou pauvre pour autant qu'il ne soit pas engorgé ou trop mal drainé car cette situation inconfortable (pour beaucoup d'essences du reste...) est susceptible d'induire la pourriture du coeur. Par ailleurs, du point de vue stationnel, si l'arbre plus âgé est assez insensible au froid, les jeunes arbres restent assez sensibles aux gelées précoces qui risquent d'anéantir les bourgeons et les pousses à peine aoûtées. Inversément, une sécheresse excessive risque d'amener une attaque d'Armillaria mellea qui lui sera tout autant dommageable ! Mais en principe, seuls les arbres les plus âgés y seraient sensibles.

Quoiqu'il en soit, s'il a résisté aux maladies et ravageurs, il pourra donner un bois - que l'on ne peut pas considérer comme noble - encore que durable, élastique, ayant de bonnes qualités mécaniques, donnant un beau rendement une fois poli...et d'une extraordinaire résistance à l'humidité. Il donnera tout à la fois des piquets de clôture (attention aux clôtures destinées au vaches et chevaux - voir ce qui a été dit de la toxicité) , des tuteurs, des manches d'outils et des billes de chemin de fer, mais aussi de bons meubles d'extérieur (alternative intéressante aux bois tropicaux) , d'intérieur, de parquet ou d'éléments de structures. Sa résistance à l'humidité lui a valu une large utilisation en construction navale et même en conchyliculture ! Sans oublier qu'il a sa place en tournerie, en plaquage et en bois de chauffage.


Actuellement il est la troisième essence feuillue à croissance rapide, la plus plantée au monde....

Nyctinastie

Pour revenir sur le phénomène de repli nocturne des folioles (cas évoqué mardi soir du robinier et des Fabacées en général , mais aussi des Oxalidacées ) ce qu'il est convenu d'appeler 'nictinastie' ou 'photonastie', il semblerait que cela s'apparente tout à fait au mécanisme évoqué par Daniel concernant la 'Sensitive' chez qui le stimulus (le toucher : l'atterissage du criquet), génère un signal électrique se propageant dans la plante, plus ou moins loin suivant son intensité. Ce signal provoquant un variation de turgescence au niveau des pulvinus, qui engendrera le repli ou l'ouverture de la feuille ou de ses folioles.

Dans le cas des Fabacées et des Oxalidacées c'est l'alternance jour/nuit (la photopériode) qui assure le rôle de stimulus.

Pour en savoir plus sur les rythmes circadiens qui commandent tout autant l'ouverture et la fermeture des fleurs, organes de reproduction qui feront l'objet du prochain cours, suivez le lien.....

mardi, novembre 29, 2005

Un peu de lecture: pédologie

Forts de vos nouvelles connaissances en pédologie, vous en redemandez ???

Alors plongez sur cet article consacré aux descripteurs pédologiques et les mesures du ph H2O et du pH KCl (entre autres) n'auront plus de secret pour vous.......

En outre un petit dossier tiré du site "La Forêt privée française" qui a été pêché dans Silva belgica, une publication de la Société royale forestière de Belgique, un article relatif au ph du sol. J'y joins un scan des essences forestières les plus courantes en liaison avec leurs exigences trophiques (donc leurs tolérances en matière de pH.

dimanche, novembre 27, 2005

Un peu de lecture: l'aptitude stationnelle





Si vous voulez en savoir plus concernant les subventions (à la régénération naturelle, au nettoiement, à l'élagage, ....) qu'il est possible d'obtenir en RW, vous cliquerez utilement sur le lien......

L'équivalent de la cartographie luxembourgeoise n'existe pas actuellement chez nous. Vous pouvez néanmoins utiliser ce manuel de gestion forestière édité par la région wallonne qui lie différents habitats aux différents types de sylviculture qui peuvent y être associé.

mercredi, novembre 23, 2005

Clé de détermination des principaux .......etc

A la demande de certains (n'est-ce pas Mister Casier ?.....), voici la suite et d'ailleurs l'intégralité de la clé de détermination illlustrée du CNB. Faites en bon usage..............Notez que l'original y est disponible au prix - si je ne m'abuse de 4 euros. (Songez avant de l'imprimer à ce que cela vous coûtera en encre !)
















vendredi, novembre 18, 2005

Corylus avellana : brève présentation d'une 'célébrité'

Appelé 'coudrier' (on l'envisage alors sous l'aspect : bois) ou 'noisetier' (référence faite aux "productions associées"), cet arbuste (ou petit arbre) - qui peut mesurer de 2 à 12 mètres selon les stations et le mode sylvicole qui lui est appliqué - est l'un des plus courants et des plus connus de nos bois...... Ce qui est moins connu en revanche, c'est qu'il en existe de très nombreux cultivars de toute provenance du type : on se reportera au lien-titre pour s'en rendre compte.
Souvent multigaule, se présentant en trochée, il offre un bois tendre recouvert d'une écorce lisse, brun-gris, s'exfoliant en lanières, ponctuées de bandes claires transversales. Utilisé traditionnellement par les radiesthésistes, il fait de beaux jalons tant les jeunes pousses se révèlent rectilignes.

Très ubiquiste, il n'a pas vraiment de station type, héliophile tolérant l'ombre, cela explique sa large répartition d'autant qu'il affiche également un tempérament mésoxérophile calcicline.

Ses racines établissent de nombreuses mycorhizes, notamment avec la truffe (Tuber sp) ..... et c'est assez peu répandu que pour être noté. (Ne vous précipitez pas pour autant sous les cépées pour récolter l'or noir !.....)

Arbre monoïque, anémogame, sa feuille est légèrement cordiforme, "molle" et duveteuse sur les nervures (des poils rouges sont observés sur les jeunes pousses). Sa floraison est très précoce, les fleurs mâles apparaissant sous la forme de "chatons" pendants au pollen pouvant se révéler très allergisant et les femelles sous la forme de pseudo-bourgeons terminaux aux styles rouges grenat. Celles-ci donneront naissance à un akène dont la cupule caractéristique en forme de casque explique la dénomination : la noisette, diversement appréciée au vu de ses multiples applications : nourriture riche en minéraux( Ca, K, P, S, Mg...) en vitamines (A,B1,B2,B3,C et E), en oligo-éléments (Cl, Fe, Cu, Mn, Zn...) mais ausi en huiles, ...... Sa dispersion est confiée aux animaux, on parle alors de zoochorie.

Il est en outre susceptible de se reproduire végétativement; drageonnant allègrement, il autorise le marcottage (qui s'effectue de préférence au printemps) mais aussi le bouturage (à l'automne : novembre) comme les saules, le sorbier.... et la plupart des essences de broût.


Il est à noter qu'une essence aussi "facile" puisse attirer autant de ravageurs et risquer autant de maladies !....

Des bactérioses peuvent s'attaquer aux jeunes rameaux pendant que la gléosporiose (Gléosporium coryli ) provoquera plutôt un dessèchement des bourgeons.

Le phytopte (Phytocoptella avellanae) s'attaque quant à lui aux bourgeons - qui peuvent également devenir la nourriture du grand puceron du noisetier (Corylobium avellanae) ainsi que des punaises des bois (dont Palomena prasina).

Un "hôte" typique des fruits est le balanin (Curculio nucum), un coléoptère dont la femelle pond dans le fruit encore vert (alors que le sclérenchyme n'est pas encore formé) et dont la larve se nourrira de la graine en développement puis se laissera tomber dans la litière pour y achever son développement.







mercredi, novembre 16, 2005

Clé de détermination





En prévision de la sortie à Rance concernant la reconnaissance des Gymnospermes, voici quelques scans tiré de l'opuscule "clé de détermination des principaux arbres, arbustes, arbrisseaux et lianes de Belgique en hiver" rédigé par B. CLESSE (déjà présenté le 07 novembre dernier).

mardi, novembre 15, 2005

HISTOLOGIE : mieux vaut tard que jamais.....






conseil pour ceux qui voudraient utiliser ces fichiers issus de Paint. D'abord les enregistrer comme tels (comme des images) puis les insérer deux par deux dans un document Word (en les redimensionnant) pour les imprimer.
Allez savoir s'il n'y aura pas une nouvelle interro......... et puis cela servira pour janvier.