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mercredi, août 01, 2012

Les conseils d'Yvonne Sachch-Duc parus dans "Plecotus" 18/01/1999


Conseils à ceux qui trouveraient une chauve-souris en difficulté

Tous les chiroptères (chauves-souris) français sont protégés et ne doivent donc pas être mis en captivité. Mais il relève de la plus élémentaire humanité et de l’efficacité en matière de protection de venir à leur secours en cas de difficultés.
Un certain nombre de centres de soins se mettent peu à peu en place, qui les accueillent plus ou moins : ces centres ont presque tous au départ été organisés pour l’aide aux oiseaux. Il convient de remettre aussi rapidement que possible votre trouvaille à l’un de ces lieux où l’animal sera soigné par un vétérinaire compétent et alimenté avec des insectes.
Les conseils que je donne ici ont donc comme finalité première de permettre d’attendre, joindre un centre ou une personne compétente pouvant être long.
Il n’est pas question de faire un cours, mais plutôt de donner le mode d’emploi d’un animal un peu particulier.
Je prendrai pour exemple la pipistrelle commune : ce n’est pas l’unique espèce française (il en existe 29) mais de loin la plus répandue, en ville particulièrement, ce qui fait qu’on la trouve blessée assez souvent. Très petite, son poids varie de 4 à 6 g (en hiver) pour un adulte.
Les chauves-souris sont des mammifères volants. La mère donne naissance à un bébé unique ou parfois à des jumeaux, annuellement, à une période comprise entre fin-juin et mi-juillet.
  • Hibernation
Durant la période froide, les insectes disparaissant, elle dort : son corps devient froid, c’est-à-dire que sa température s’équilibre avec celle du milieu environnant, supprimant en très grande partie les échanges et donc la consommation énergétique. Si vous entrez en un lieu qui héberge des animaux endormis et si vous y stationnez quelque peu, l’animal dont les fonctions de surveillance ne sont pas totalement endormies, tend à remonter la température de son corps afin de pouvoir s’en aller si le danger devient immédiat. Ce qui, pour un observateur attentif, se traduit par de très petites vibrations du corps. Pour remonter ainsi la température de sa petite personne, l’animal va consommer du « carburant » : sa graisse de réserve en l’occurrence, destinée normalement à assurer un certain ralenti au niveau du cœur et une température « hors gel » . Si la couche graisseuse est faible, l’animal risque de ne pouvoir attendre le printemps et le retour des insectes, et mourra de faim.
Alors surtout, évitez de réveiller ceux qui dorment.
  • Alimentation
Lorsqu’un 19 janvier, un dimanche, une pipistrelle commune est venue choir à mes pieds (détachée de la voûte de la cathédrale de Chartres) par grand froid, j’ai été bien ennuyée, n’ayant rien sur le plan insectes à fournir à cette pensionnaire envoyée par ciel !

J’ai eu recours à une mixture fromage blanc et viande crue râpée finement : cela lui a permis d’attendre mieux.  Dès le lendemain, je me suis rendue sur les quais à Paris chez les vendeurs d’articles de pêche : on peut parfois trouver en appâts vivants des vers de farine, généralement en petite boite de 25. Sachez qu’une pipistrelle commune affamée peut consommer 20 vers de farine sans efforts en une journée (ce qui représente, selon la taille des vers, entre 3 et 3,5 g environ). Il vaudra mieux donner ces insectes un à un au début puis deux par deux, etc… Si vous donniez un lot important, il en résulterait vite des ennuis digestifs.
Si votre vendeur est bien ravitaillé, peut-être y aura-t-il des fausses teignes de ruche (Galleria melonella). Ce n’est pas très bon marché mais c’est, sur le plan gastronomique, pour une chauve-souris, bien supérieur aux vers de farine.
Il reste l’asticot : ce qui peut dépanner mais… Les asticots ne doivent pas être donnés sous cette forme : les crochets buccaux sont très dangereux et ces animaux sont élevés sur viande avariée. Surtout si l’animal blessé a une plaie ouverte, le contact paraît à éviter. En pupe (stade intermédiaire entre la mouche et l’asticot), il peut être consommé, mais « épluché » – travail délicat et peut agréable- et donné à la main. Ce « plat » entartre les dents.
Si l’animal est faible, il faudra au départ, le nourrir à la main avec de la pulpe de vers : mais en ce cas, veillez à ne pas obstruer les narines : mieux vaut après le repas passer sur le nez un coton-tige mouillé, quitte à faire éternuer l’animal : un nez bouché peut être cause de mort (de faim, car l’animal ne peut manger au risque de s’asphyxier).
  • Blessures
Bien souvent, ce sont des fractures, en majorité dues à des collisions avec un véhicule, ou du fait d’un chat. Dans les centres de soins, on considère que ces animaux ne pourront plus jamais voler normalement (ce qui est inexact : j’en ai eu la preuve), ils sont donc euthanasiés. Pourtant une pipistrelle n’ayant plus que trois pattes, si elle ne peut voler, peut vivre huit ans environ. Et ce que j’ai appris, je le sais par ces pensionnaires inutilisables pour la nature mais que j’ai conservées.
Si je ne partage pas humainement parlant le point de vue de ces centres, je le comprends : en effet, tout repose sur le bénévolat, avec un temps limité, des moyens financiers réduits, on ne peut donc garder des pensionnaires permanents.
Les fractures si elles sont franches peuvent guérir et l’animal repartira mais ce sera long : deux à trois mois. Il faut avant tout laver la plaie si la fracture est ouverte, avec de l’alcool à 90 °, coupé pour moitié d’eau bouillie. Il faut placer l’aile en position normale ; la fixer est difficile, les chauves-souris arrachant tout avec leurs dents. Mais si on met l’animal dans une très petite boite en carton, percée de quelques trous pour l’aération, doublée de papier absorbant scotché extérieurement (pour pouvoir le changer), il ne peut bouger. Il faut juste que la boite permette à l’animal de se suspendre pieds en l’air et tête en bas.
Cette boite sera placée –bien fermée pour éviter une fugue éventuelle- dans un lieu calme et si possible à température peu élevée : 15 °C au plus, 12°C n’est pas plus mal. La chauve-souris sera tranquille en semi-léthargie.
On peut la mettre sous antibiotiques, mais il est préférable de recourir aux vétérinaires. Les pipistrelles sont de bons malades, gentilles et disciplinées.
Si l’animal saigne éviter de la poser sur du coton hydrophile et songer à lui donner à boire.
Pour les repas il est bien de remonter la température jusqu’à 19 ou 20°C une demi-heure avant de manger et de ne pas la mettre de suite au froid (une demi-heure après, cela facilite la digestion). On la nourrira à la main au début, pour éviter qu’elle ne bouge, pour éviter qu’elle ne salisse sa plaie aussi. Si l’animal n’est pas parfaitement réveillé, évitez de la nourrir : il peut avoir de mauvais réflexes de déglutition et s’étouffer : ceci est valable pour les adultes, mais aussi pour un bébé au biberon.
  • Membrane déchirée
Cet accident est fréquent : un chat accroche, la chauve-souris se débat et la membrane fine se déchire et pend lamentablement. Pour un animal sauvage, c’est une catastrophe : ne pouvant voler, il ne pourra chasser et mourra de faim.
Certains livres (et peut-être certains centres !) disent même qu’une membrane déchirée est irréparable, ce qui est faux. Mais on trouve des animaux morts (de faim) dont la membrane de ce fait, n’a pas été réparée.
Pourtant, c’est une réparation à la fois rapide (en général trois semaines) et parfaite : pas la moindre trace ne subsiste même après un accroc de plusieurs centimètres. La tâche qui incombe au sauveteur est simple : nourrir le pensionnaire qui ne demande pas mieux et attendre que la réparation soit terminée, puis relâcher la bête (qui du reste généralement manifeste son désir de partir). Une précaution à prendre : rééduquer au vol durant quelques jours la chauve-souris pour qu’elle redéveloppe une musculature restée inactive un temps.
Pour relâcher l’animal, j’utilise un nichoir dont la forme me permet même de glisser une assiette garnie de victuailles à l’intérieur : ce nichoir sera fixé dans la zone d’origine de l’animal, orientation au sud, surtout en hiver, hors de portée des prédateurs (animal ou homme). Ainsi, l’animal, aura un logement d’attente dont il ne sortira qu’à son gré.
  • La faim
C’est un problème de début ou de fin d’hiver, voire de grands froids (après plusieurs hivers doux). Plusieurs fois on m’a amené des pipistrelles qui étaient entrées en décembre dans les maisons : leur poids était très faible (4 g environ pour un mâle). Souvent aussi, ils étaient couverts de tiques : en ce cas, le premier repas donné, il y a désinfection au carbyl : poudre insecticide qui, à l’usage, s’est révélée très efficace et rapide, également sans conséquence pour l’animal traité. Au bout de quelques minutes, les tiques s’étant décrochées du pelage bien poudré au pinceau fin, je retire la poudre restante au maximum en brossant. L’animal ainsi manipulé ne proteste jamais. Une semaine de pension avec une alimentation à discrétion permet à l’animal de prendre environ 1 g : il passera ainsi un bon hiver.
En fin d’hiver, ce sont des animaux au sol, épuisés, que l’on trouve, et il faut faire très vite car ces bêtes ayant faim ont tenté une sortie, n’ont rien trouvé à manger et sont totalement au bout de leurs réserves : ces bêtes-là sont à mettre à une chaleur correcte et à nourrir à la becquée, à la main. Mais généralement, elles se remettent très vite.

  • Les bébés
Ce problème est saisonnier, de fin juin à la fin juillet environ (selon que l’on se trouve au sud ou au nord de la France).
On peut trouver de jeunes bébés abandonnés, perdus au cours d’une fuite, ou peut-être l’un des deux jumeaux, à moins que la mère accidentée ne soit pas rentrée au domicile.
La nourriture pour un poids de 1,4 à 2,5 g sera constituée de lait maternisé pour chiots et chatons, mais il convient de diluer la poudre un peu moins qu’il n’est indiqué. Il faudra y adjoindre un peu (difficile à doser !) de sofcanis (ou d’un autre complément phosphore-calcium). Six biberons par jour sont nécessaires, diminuant jusqu’à quatre avec la croissance du bébé. Dés le poids de 2,5 g (quand l’animal commence à avoir un pelage correct), on peut commencer à introduire de l’insecte : un peu de pulpe de vers de farine, puis un corps de papillon pour apprendre à mâcher (dés l’apparition des dents). Après, peu à peu, on augmente les insectes en diminuant le lait. A 15 jours la pipistrelle est sevrée. Pour des espèces plus grandes, bien entendu, ces poids et ces âges ne sont pas valables : il y a variation des données pour chaque espèce.
Pour le relâcher, il est bon de connaître la nurserie d’origine et de remettre en liberté le bébé dés qu’il sait voler : son apprentissage se fait avec un groupe de jeunes de son âge. Je propose de mettre au départ le bébé, apte à relâcher, dans une petite cage suspendue dans la zone de la colonie. Il aura la visite de ses confrères (ou consoeurs) et apprendra à les connaître. Sans doute, mais je ne l’ai pas expérimenté, peut-on utiliser un nichoir avec à l’intérieur quelque nourriture.
Ces animaux sont très doux, rarement mordeurs (sauf s’ils souffrent, et encore !) et acceptent volontiers votre aide jusqu’au moment où la sentant devenue inutile la plupart du temps, ils s’agitent, signe d’un mieux ! Handicapés, ils supportent bien la captivité, mangent seuls dans une assiette, mais aiment la société de leurs semblables et des hommes (faute de mieux !)

Et rappelez-vous de ne pas garder captif l’animal qui peut sainement jouir de sa liberté.

Les pouillots

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Le plan du Ministre Di Carlo pour rétablir l'équilibre forêt/gibier : 4 objectifs et 25 mesures


Descriptions des actions
Objectif N°1 : Etablir un état des lieux précis de la situation
Mesure 1 : Suivi annuel des populations de gibier, des zones « points noirs », des zones à risque et des dégâts (agriculture et forêts)
- Les territoires « points noirs » seront identifiés et listésSont considérés comme territoire « points noirs » les territoires de chasse sur lesquels un prélèvement moyen de sangliers sur les trois dernières années cynégétiques (2009-2010, 2010-2011 et 2011-2012)est supérieur à 75 sangliers / 1000 hectares. Pour l’année cynégétique 2014-2015, sont également considérés comme territoires « points noirs » les territoires de chasse sur lesquels un prélèvement moyen de sangliers sur les trois dernières années cynégétiques (2009-2010, 2010-2011 et 2011-2012) est supérieur à 60 sangliers/1000 hectares.
- Suivi des dégâts (forêts et agriculture), identification des zones à risque (sanitaire, sécurité routière, agriculture, forêt,…), évaluation de l’impact des mesures de réduction du grand gibier sur le niveau de population.
Mesure 2 : Inventaire et évolution des clôtures
- Cadastre précis des clôtures, dont celles concernées par l’interdiction de chasse au grand gibier.
- Un audit juridique sera réalisé eu égard à la jurisprudence actuelle afin de cibler au mieux les clôtures à considérer comme infractionnelles aux yeux de cette loi et de ses arrêtés d’exécution.
- Les clôtures infractionnelles devront être démontées sous peine de poursuites judiciaires
Objectif N°2 : Réduire les populations excédentaires
Mesure 3 : Amélioration du fonctionnement des plans de tir aux cervidés
Consultation des acteurs de la ruralité
Transparence et démocratisation dans l’attribution des plans de tir
Instauration de sanctions en cas de non-réalisation du plan de tir
le conseil cynégétique se voit sanctionné dans son attribution de plan de tir l'année suivante par un retrait d’un nombre de grands cerfs pour les territoires fautifs. le Plan de tir en Non boisé ou petits cerfs sera augmenté en conséquence et les grands cerfs redistribués aux territoires limitrophes non pénalisés.
Mesure 4 : Elargissement de la réglementation sur les armes
Avec un même fusil, le chasseur pourra adapter ses munitions pour tirer soit du petit gibier soit du sanglier ou du chevreuil s’il en a l’occasion.
Mesure 5 : Elargissement des possibilités de chasse à partir de mirador
On légalise la chasse des sangliers sur mirador situés à moins de 200 m d’un poste de nourrissage artificiel du gibier.
Mesure 6 : Généralisation de la chasse dans les réserves naturelles
On généralise la possibilité d’exercer une « chasse-régulation » du grand gibier dans toutes les réserves naturelles.
Mesure 7 : Augmentation de la période de chasse en battue du sanglier et de la chasse à l’espèce cerf, daim et mouflon.
-La chasse en battue du sanglier ainsi que la chasse à l’espèce cerf, daim et mouflon seront prolongées jusqu’au 21 janvier.
- La chasse en battue du grand gibiersera suspendue dès le 20 décembre et jusqu’au 21 janvier les samedis et dimanches ainsi que le 25 décembre et le 1er janvier.
Mesure 8 : Elargissement des possibilités de destruction aux gardes assermentés
On permet aux gardes champêtres particuliers de détruire le sanglier au même titre que le titulaire de droit de chasse, tout en maintenant les possibilités actuelles de destruction pour l’occupant, titulaire de droit de chasse, le titulaire de droit de chasse voisin et à défaut tout autre chasseur.
Mesure 9 : Simplification de la procédure de destruction des sangliers pour les chasseurs et leurs gardes à l’approche et à l’affut
- Les titulaires du droit de chasse avec permis de chasse et leurs gardes assermentés peuvent procéder, moyennant simple notification au Directeur du DNF, à la destruction.
Le Directeur du DNF aura la possibilité, endéans un délai de 24 heures à dater de la notification, de s’opposer à cette destruction si celle-ci n’est pas justifiée.
- Les autres (occupant, titulaire de droit de chasse voisin et à défaut tout autre chasseur) doivent obtenir l’autorisation comme prévu par l’AGW initial.
Mesure 10 : Augmentation des plages horaires pour la destruction par les chasseurs et leurs gardes à l’approche et à l’affut
On augmente les plages horaires d’affût et d’approche du sanglier en plaine de deux heures avant le lever officiel du soleil jusqu’à une heure après le coucher officiel de celui-ci pour la destruction par les titulaires du droit de chasse avec permis de chasse et leurs gardes assermentés
Mesure 11 : Simplification de la procédure de destruction des sangliers pour les chasseurs pour les battues en plaine toute l’année
- On permet toute l’année, en présence de dégâts de sanglier, moyennant notification au Directeur du DNF, l’organisation de battues aux sangliers par les titulaires du droit de chasse et leurs gardes assermentés.
- Le Directeur du DNF aura la possibilité, endéans un délai de 24 heures à dater de la notification, de s’opposer à ces battues s’il estime que l’organisation de la battue n’est pas justifiée ou que celle-ci pourrait être source de danger pour la sécurité publique eu égard à des activités organisées par d’autres utilisateurs de l’espace rural et forestier.
Mesure 12 : Simplification de la procédure de destruction des sangliers pour les chasseurs pour les battues au bois entre le 1er janvier et le 15 février
Pour la destruction des sangliers au bois :
- du 1er janvier au 15 février inclus on permet l’organisation de battues par les titulaires du droit de chasse et leurs gardes assermentés :
- Les dimanches de janvier et samedis et dimanches de février moyennant autorisation du Directeur du Centre du DNF ;
- Les autres jours, sur simple notification au Directeur du Centre du DNF, avec avertissement du syndicat d’initiative et de la commune concernés par le territoire où la destruction est envisagée. Le Directeur du DNF aura la possibilité, endéans un délai de 24 heures à dater de l’avertissement, de s’opposer à ces battues s’il estime que l’organisation de la battue n’est pas justifiée ou que celle-ci pourrait être source de danger pour la sécurité publique eu égard à des activités organisées par d’autres utilisateurs de l’espace rural et forestier.
- durant le reste de l’année, en présence de dégâts de sanglier, moyennant autorisation du Directeur du Centre, permettre l’organisation de battues aux sangliers au bois par les titulaires du droit de chasse et leurs gardes assermentés.
Mesure 13 : Elargissement des possibilités de destruction durant les récoltes
On donne la possibilité aux chasseurs d’effectuer la destruction du sanglier durant les opérations de récoltes des cultures.
Mesure 14 : Evolution de certaines pratiques agricoles pour faciliter le tir des sangliers dans les cultures
On envisage la possibilité réglementaire de pouvoir réaliser des layons de tir dans les cultures sans que l’agriculteur n’ait à subir des pénalités. Ex : layons dans des champs de moutarde.
Mesure 15 : Dispositions prises par le DNF dans les zones à risques et les zones « points noirs » à défaut d’amélioration
Si dans les conseils cynégétiques ou secteurs de conseil cynégétique, il est constaté par le Département de la Nature et des Forêts que des territoires de chasse n’ont pas volontairement participé à l’effort de réduction des populations de sanglier, la notification de nourrissage pendant la période de chasse sera refusée à ces territoires fautifs et motivée sur cette base.
Objectif N°3 : Eviter les concentrations et la prolifération du gibier
Mesure 16 : Interdiction du nourrissage du Grand gibier au Nord du sillon Sambre et Meuse
Le nourrissage du grand gibier sera interdit sans exception au Nord du sillon Sambre et Meuse.
L’utilisation d’agrainoirs et de postes d’agrainage pour le petit gibier et le gibier d’eau n’est pas considérée comme nourrissage du grand gibier.
Mesure 17 : Restriction du nourrissage du Grand gibier au Sud du sillon Sambre et Meuse (période transitoire prévue pour trois ans)
                                Au Sud du Sillon Sambre et Meuse, deux exceptions :
-le nourrissage supplétif de l’espèce cerf entre le 1er novembre et le 30 avril ;
-le nourrissage dissuasif des sangliers entre le 1er avril et le 30 septembre dans le but de protéger les cultures.
Dispositions transitoires
- Etant donné les fortes densités actuelles principalement en sanglier, il est extrêmement risqué de vouloir stopper brutalement le nourrissage durant la période hivernale sans risque d’observer des dégâts significatifs aux cultures et aux prairies.
- Il y aura donc des dispositions TRANSITOIRES. Un nourrissage dissuasif adapté sera également permis durant la période 1er octobre au 31 mars pendant 3 ans (distribution manuelle et céréales sauf le Maïs).
-Ce nourrissage devra inévitablement être accompagné d’une réduction hautement significative des populations. Dans les points noirs, le DNF aura la possibilité de refuser la notification.
-Le Département de la Nature et des Forêts établira pour le 1er septembre de chaque année, dès le 1er septembre 2012, la liste des territoires « points noirs ».
-Une évaluation de l’impact des mesures de réduction du grand gibier sur le niveau de population de celui-ci et de l’impact des mesures transitoires relatives au nourrissage dissuasif du sanglier sur le niveau des dégâts de sanglier observé en Région wallonne seront présentées au Gouvernement wallon par le Ministre ayant la chasse dans ses attributions pour le 1er septembre de l’année 2013 et pour le 1er septembre de l’année 2014.
- Eu égard aux conclusions de ces évaluations en 2014, le caractère transitoire de la mesure pourra être revu.
Mesure 18 : Nourrissage supplétif : restriction et abandon de la betterave
- Interdiction de la betterave comme aliment supplétif.
- Les seuls aliments autorisés pour le nourrissage supplétif de l'espèce cerf seront limités à la distribution de foin de graminées et/ou de légumineuses, dont le foin de Luzerne.
Mesure 19 : Nourrissage dissuasif : restriction et abandon du Maïs
- Interdiction du maïs.
- L’’orge, le froment, l’épeautre, le triticale et le seigle, en mélange avec du pois sont seuls autorisés pour le nourrissage dissuasif.
Mesure 20 : Abandon de la mécanisation et des silos en forêts pour le nourrissage
- Interdiction de la mécanisation et la motorisation pour le nourrissage ;
- Interdiction de toute forme de silos de stockage en forêts.
Un point de nourrissage sera permis par tranche de 250 ha de bois (le premier point étant permis à partir de 50 ha).
Objectif N°4 : Responsabiliser le monde de la chasse
Mesure 21 : Amélioration du fonctionnement des Conseils cynégétiques
                    Amélioration de la démocratie interne
-Le principe "un territoire, une voix" est à instaurer.
-Représentation de chaque catégorie de territoires (petits, moyens et grands).
-Assurer la représentation des agriculteurs, des propriétaires privés, présentées par une association représentative d’agriculteurs.
-Assurer la représentation des propriétaires forestiers publics par des mandataires représentant les personnes morales de droit public concernée par l’espace territorial du conseil.
-Limiter la possibilité de donner procuration à un autre membre.
-Chaque Directeur du DNF organisera annuellement et par conseil cynégétique, une concertation entre les membres des conseils cynégétiques et les acteurs de la ruralité (dont les associations environnementalistes). Cette concertation visera les enjeux de la présente note et l’évaluation des politiques menées en la matière.
Amélioration de la transparence dans les décisions
Toute décision du conseil cynégétique concernant la gestion cynégétique des territoires doit être inscrite dans le règlement d'ordre intérieur du conseil et accepté par l'assemblée générale à majorité spéciale (2/3)
            Limitation de la taille des conseils cynégétiques
-Taille maximale de 20.000 ha au sud du sillon Sambre et Meuse et de 10.000 ha pour les conseils cynégétiques au nord de ce sillon. Si dépassement : obligation de s’organiser en secteurs.
- La taille minimale qui, elle, est déjà prévue par l'arrêté du Gouvernement wallon du 30 mai 1996 sera abaissée :
- 5.000 ha de bois au sud du sillon Sambre et Meuse ;
- 2.500 ha de bois et de plaine au nord de ce sillon.
Mesure 22 : Obligation de rapportage de la gestion par les conseils cynégétiques
- Rapport annuel : au minimum les tableaux de chasse de la saison écoulée et des données de recensement concernant la ou les espèces jugées prioritaires et sur laquelle ou lesquelles reposent par conséquent tous les efforts de coordination de la gestion cynégétique.
Mesure 23 : Encouragement des conseils cynégétiques
- En vertu du principe de la liberté d’association, l’adhésion à un conseil cynégétique ne sera pas rendue obligatoire.
- Il n'est pas permis, dans la situation actuelle, que les conseils cynégétiques puissent adopter des règles plus restrictives au niveau des périodes d'ouverture de la chasse, en particulier pour le Sanglier, qui vont à l'encontre des objectifs fixés par la Région wallonne.
- Il appartient au Gouvernement wallon, et à lui seul, de déterminer pour tout ou partie du territoire wallon, pour chaque catégorie, espèce, type ou sexe de gibier et pour chaque mode ou procédé de chasse, les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse.
Mesure 24 : Développement des sujets de recherches relatifs à la gestion des populations et la prévention des dégâts
Les sujets de recherches seront orientés afin d’inventorier les populations, de caractériser leur évolution, d’identifier d’éventuels lâchers par les études génétiques, de caractériser les dégâts et d’en estimer les conséquences économiques,
Mesure 25 : Encadrement des conseils cynégétiques
Le DEMNA et le DNF collaboreront avec les associations de chasseurs pour mettre en place un programme d’encadrement sur trois ans des conseils cynégétiques afin d’identifier avec eux les problèmes de surdensités éventuels, de les cibler et de leur proposer un programme de réduction.

Les mésanges "brunes"

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Pour rappel, les changements de genres  dans la famille des Paridés



Les cygnes

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mardi, juillet 31, 2012

Erinaceus europaeus...en cours de sauvetage

Difficile de trouver un compromis satisfaisant pour assurer le maintien du patient et la protection des mains du soigneur, le caoutchouc n'arrête guère les piquants...

Les gymnospermes, des arbres qui défient le temps

Généralités





Et deux Charadriidés...


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Un petit détour par deux limicoles courants...

Culblanc ou Sylvain, pas facile à déterminer en un seul coup d’œil par mauvaise luminosité..
 
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Nos hirondelles communes...
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Les "fauvettes" des milieux humides
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Quelques fiches d'aide à l'identification....

Commençons par les Picidés "bigarrés"...
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jeudi, février 10, 2011

mercredi, juillet 21, 2010

MIni fiche espèce "Calidris canutus"

Clichés pris à Visé (endroit non précisé) - identification récente

mercredi, avril 21, 2010

biologie végétale

Pour une excellente approche de la biologie végétale, un travail remarquable de l'UCL auquel se référer...avec en prime une clé de détermination des principales essences ligneuses d'Europe tempérée

vendredi, mars 26, 2010

Promesse de renouveau

Démarrage lent de la végétation.  Mais quoi de plus normal après un hiver (enfin) presque redevenu  ce qu'il devait être !

samedi, février 06, 2010

H2 A.Z = l'histone qui fait la différence...

Une protéine thermomètre chez les plantes

Une seule protéine suffit à rendre une plante sensible à la température en modifiant l'accès à l'ADN de certaines molécules qui activent ou inhibent l'expression des gènes.

Jean-Jacques Perrier
 
Les plantes perçoivent des variations de température de moins de un degré. Cette sensibilité leur permet de se développer et de fleurir dans des conditions optimales. Vinod Kumar et Philip Wigge, du Centre John Innes, à Norwich, en Grande-Bretagne, ont analysé les mécanismes de la thermosensibilité de l'arabette (Arabidopsis thaliana), une plante modèle. Ils ont découvert qu'elle tient aux variations d'enroulement de l'ADN sur lui-même, du fait de la présence d'une protéine, l'histone H2A.Z. Cet enroulement varie selon la température et agit comme un régulateur de l'expression de dizaines de gènes.
Les deux chercheurs ont commencé par analyser la réponse des gènes de l'arabette à une augmentation de la température. Pour ce faire, ils ont fabriqué une construction génétique « témoin », qui associe la séquence d'activation, ou promoteur, du gène d'une protéine dont la synthèse augmente avec la température, HSP70, et le gène d'une protéine luminescente, la luciférase : lorsque la température augmente, cette construction déclenche la production de la luciférase, ce qui se traduit par une lumière bleue plus intense.
À l'aide de cet outil, l'équipe a alors testé des mutants de l'arabette en espérant en découvrir un dont le comportement serait anormal lorsque la température varie. Effectivement, le mutant entr1 (enhanced temperature response 1) est apparu insensible aux variations de température, c'est-à-dire que la luminescence produite était identique quelle que soit la température. L'analyse moléculaire a montré que ce mutant est incapable de déposer une protéine, l'histone H2A.Z, sur l'ADN.
Or on sait que les histones participent à l'enroulement de l'ADN : ils s'arrangent en structures nommées nucléosomes, comme des perles sur un fil d'ADN, l'ensemble constituant la chromatine. Selon que l'enroulement est plus ou moins serré, les protéines participant à la transcription des gènes présents dans le nucléosome ou à proximité – les facteurs de transcription et l'ARN polymérase – accèdent ou non à l'ADN.
En utilisant des nucléosomes purifiés, les chercheurs ont montré que l'histone H2A.Z, comparée à d'autres histones, rend l'ADN des nucléosomes compact. Lorsque la température augmente, l'enroulement des nucléosomes contenant l'histone H2A.Z se desserre car cette protéine se raréfie (on ignore encore pourquoi), alors que l'enroulement des nucléosomes contenant d'autres histones ne change pas. La transcription de certains gènes et la répression d'autres gènes sont alors facilitées, l'accès de protéines activant ou inhibant l'expression des gènes. étant facilité. Inversement, en l'absence de la protéine H2A.Z, l'enroulement de l'ADN n'est pas modifié.
Le même effet a été observé chez la levure, indiquant que ce mécanisme a été conservé au cours de l'évolution. Reste à identifier le mécanisme qui relie la température et l'éviction de l'histone H2A.Z des nucléosomes. S'il est conservé chez d'autres espèces de plantes – ce qui est probable –, il sera peut-être possible de jouer sur la thermosensibilité pour accroître la faculté d'adaptation d'espèces de culture aux variations climatiques.

Publié dans "Pour la Science.fr" 25.01.2010

dimanche, août 03, 2008

Sic transit gloria mundi...

La fierté du Plateau de la Croix Scaille a vécu !
Cette quatrième tour commémorative, prouesse technologique mettant en valeur le patrimoine forestier local, n'aura finalement pas tenu ses promesses.

Les Douglas qui formaient l'essentiel de la structure, pour des raisons encore inexpliquées, ont rendu l'âme; au grand désespoir des promoteurs de l'ouvrage.

"Sabotage..!" penseront certains ? En tout cas, plus jamais de fin de journée à contempler le paysage à perte de vue.

Diverses alertes avaient cependant déjà retenti : apparition de sporophores divers, processions de fourmis,... Depuis quelques temps, elle restait invariablement inaccessible, sans indication précise des raisons qui justifiaient cette situation !

Mais les quelques photos qui suivent (que nous devons à Guy, en mission dans la région...) montrent combien il était temps de réagir promptement ! Ainsi donc, le conseil communal de Gedinne a finalement décidé, début juillet, de la fin du symbole cher à tant de visiteurs.


Le but était - tout en évitant la catastrophe à laquelle on pouvait raisonnablement s'attendre à terme - de récupérer à tout le moins sa structure métallique si dispendieuse; attendu par ailleurs que la réfection eût été par trop onéreuse ... N'oublions pas qu'érigée en 2001, elle avait nécessité une dépense de plus de 700 000 euros dont 40% pris en charge par l'Europe (50% par la RW et le solde par la commune)!
Maintenant, reste que la réputation des Douglas indigènes en a pris un coup; les autorités locales qui les avaient fournis, ont par ailleurs précisé qu'elles avaient scrupuleusement respecté les prescriptions des concepteurs de l'ouvrage pour assurer la conservation des grumes, déjà connues pour leur estimée longévité...
Le résultat n'aura pas été très concluant !

R.I.P
(ni fleurs, ni couronnes)