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jeudi, avril 13, 2006

Lauzelle, une forêt jardinée.....

Du temps, du temps et encore du temps, voilà ce qu'il faut pour obtenir ce que nous avons observé aujourd'hui.

Une forêt jardinée, (par place ou pied par pied) intégrant le principe de la plantation à large écartement, en demande en effet énormément en ce sens que chaque sortie du forestier doit porter.... Sécateur en poche, il doit défourcher sans relâche, affaiblir les tires-sève et oser ce que l'on pourrait considérer comme impensable : installer châtaigniers, chênes rouges d'Amérique et Douglas (voire du Pin de Weymouth) sur sols podzollisés ou profiter de chaque inclusion argileuse sur sol sablonneux pour multiplier les fruitiers sauvages, pyrrhus et malus entre autres.
Et si les sols se dégradent laissant se développer les houx par exemple, ne pas hésiter à les éduquer pour en obtenir des billes dignes d'être exploitées.



Par ailleurs, sur un territoire somme toute relativement limité mais par contre bien giboyeux (de l'ordre de la cinquantaine de chevreuils pour 200 hectares, dont les seuls prédateurs sont les voitures circulant sur les artères bordant le bois) on ne remarque pas de dégâts particulièrement évidents. Il n'y a cependant ni protection collective ni protection individuelle. Les marques d'abroutissement sont concentrées et dirigées par le gestionnaire. Favoriser le recru ligneux, maintenir une régénération naturelle dense et insérer des arbres "pièges" sont autant de facteurs capitaux pour détourner l'attention des herbivores...

Alors que le but avoué de cette gestion est de s'approcher au plus d'une sylviculture "pro sylva" qui saura favoriser au mieux, dans ces peuplements mixtes, les essences minoritaires; la façon dont sont protégées (et même étendues) les zones humides et marécageuses peut paraître artificielle.


Mais il faut avoir à l'esprit que cette forêt "universitaire" est aussi laboratoire de recherches en ingéniérie forestière (matériel ligneux et techniques de gestion) ainsi que lieu d'éducation et d'incitation au respect de la Nature : ceci peut expliquer cela....

Ce qui est possible ici ne le sera pas forcément ailleurs ! Mais le tout est de le vouloir et surtout d'essayer par respect pour les arbres qui finiront par nous enterrer, dirait Jean-Claude Mangeot !...

En attendant nous sommes toujours bien
vivants !!!

mercredi, avril 12, 2006

Cloisonnements de la pessière

La photo supérieure représente l'établissement d'un couloir de vidange instituant un cloisonnement d'exploitation qui permettra l'intervention prochaine de l'abatteuse-ébrancheuse. La flêche blanche indique l'axe de la prise de vue suivante (ci-dessous) : sur la droite l'assise du couloir de vidange (cloisonnement d'exploitation : écartement 15 mètres environ), sur la gauche les layons culturaux ayant fait l'objet d'un élagage de pénétration jusqu'à 2 mètres (cloisonnement cultural).

Plantations printanières....

Les plans d'Acer pseudoplatanus, sortis de la jauge où ils nous attendaient, le travail peut commencer Le plan habillé, le potet s'impose...

Le tassement au niveau du collet pour éviter la formation de poches d'air N'oubliez pas ma protection individuelle Il faut avouer qu'il y a du monde sur ce chantier.... Cela nous apprendra de confier le soin de tracer la ligne à notre "Italo de Châtelet" et qui plus est, on dirait que cela le fait rigoler....!
Vous parlez d'un travail pour rectifier l'alignement... Un enfer ce substrat collant

Chapeau bas, quelle rectitude par contre, Mister Guy....
Le réconfort au chalet forestier sous le chant des ??? ..........Gaëtano ?

lundi, avril 10, 2006

Précisons le sujet...

Il ne s'agit bien évidemment pas d'une essence indigène et précisons que son nom vernaculaire le plus usité (il y en a plusieurs) n'est vraiment pas le plus justement employé....eu égard à sa région d'origine !

Enfin, pour Francis particulièrement, les écailles ne sont point mucronées mais munies d'une véritable "griffe" particulièrement acérée dont la fonction doit être de dissuader les pilleurs de graines sur les cônes fermés comme le feraient nos Bec-croisés des sapins qui lacèrent en biseau les écailles des cônes d'épicéas pour en extraire leur nourriture....

vendredi, avril 07, 2006

A votre documentation...

Avis à ceux qui aiment les recherches. Ce cône est remarquable, par sa taille déjà (13-14 cm fermé, vous le voyez ici occupé à s'ouvrir) et surtout par la présence, sur les écailles, de petites 'dents' réfléchies et particulièrement acérées (vous pouvez en croire Matt qui en fit la pénible expérience....).
J'attends vos propositions. Ceux qui disposent des "Arbres" de Roger Philips devraient trouver sans peine (pas vrai Guy !)...
Réponse dimanche si personne ne trouve.
(vu le peu de réponses, j'attendrai mercredi......à l'occasion de la sortie de Devant les bois)









Je dispose maintenant de graines dont la manipulation demandera cependant un peu de patience. Celles-ci nécessiteront en effet, un stage au réfrigérateur pendant quelques mois afin de lever la dormance et de pouvoir s'assurer de leur pouvoir germinatif. Bref, j'ouvre une succursale de l'Or Vert à Courcelles !

jeudi, avril 06, 2006

Est-ce que le schmilblick...?





Sortie Braine le Château du samedi 25 mars.

Deux arbres étranges. Eric peux-tu nous rappeler les noms de ces messieurs?

mardi, avril 04, 2006

Prunus

Ce nouveau coup de froid qui a commencé depuis hier après-midi, met en péril les timides floraisons des Prunus horticoles, comme cette lumineuse apparition au détour d'un chemin de l'arboretum de Mariemont, un petit P. serrulata 'selene' dont la beauté risque d'être relativement éphémère......




Nb : il est temps encore de se rendre à la pépinière C.E.C.E (Bray - Binche) voir les collections de Benoît Choteau, et notamment d'en profiter pour assister au débourrement des érables japonais (Collection privée qui égale celle des frères Maillot !)

Un peu plus loin, un 'petit' géant (Séquoiadendron giganteum), superbement proportionné malgré sa petite taille : appréciez sa branchaison régulière et l'importance de son tronc (rapportée à sa taille...)

samedi, avril 01, 2006

oooooooohhmmmmm........

Chinese and Japanese form.........

Just for fun....

vendredi, mars 31, 2006

Wanted.... suite et vraisemblablement fin

Grevillea sp, serait la réponse à la question posée !

D'origine australe et parfaitement acclimaté au sud de la Loire, cet arbrisseau de la famille des Prosteacées pourrait résister à des températures de l'ordre de -10° C.... Protégé dans une haie, c'est plausible...

Divers cultivars sont envisageables dont 'juniperina' au feuillage rappelant celui du romarin (feuilles aciculées rappelant celles de gymnospermes - voir la description) , pouvant atteindre 1,5 m à 2 mètres en station plutôt acide (pH 5,5 à 6).

mardi, mars 28, 2006

Bufo bufo (ssp bufo ?)




Hier après-midi, sous le soleil venteux, le crapauds (communs) avaient décidé, eux aussi, de passer à l'action... En bande compacte, mais beaucoup moins bruyants que leurs consoeurs de Soleimont, ils avaient gagné la mare principale du site "Petits Sarts" de la réserve naturelle de Viesville.

Ce fut l'occasion de constater l'incroyable diversité des teintes qu'ils présentaient : peu de gris "classique" mais d'innombrables variantes allant du brun foncé à moyen en passant par l'olivâtre pour terminer par une teinte rosâtre absolument spéciale (mais j'ai loupé ma photo.....)

Impossible de se tromper quant à l'identification : la pupille horizontale, l'iris or, la peau pustuleuse, les glandes parotidiques enflées, les doigts arrière entièrement palmés et la marche bien sûr (pour ceux qui n'étaient pas encore à l'eau !)



lundi, mars 27, 2006

Damned....j'aurais pourtant juré que pour installer une bonne jauge, (indépendamment de l'orientation, de l'abri, ....) il fallait surtout que les plants soient débottelés, et installés -racines étalées- à au moins 4 à 6 cm les uns des autres !

Bonjour les dégâts lorsqu'il faudra démêler ceux-ci, particulièrement les mélèzes....

dimanche, mars 26, 2006

Pin maritime ....à 95 %



Par comparaison de diverses photos, je suis presque sûr qu'il s'agissait bel et bien d'un pin maritime ou pin des Landes (Pinus pinaster) perdu au milieu du peuplement de pins sylvestres.... (une photo avec flash, la première à hauteur des yeux, la seconde, sans flash, vue du pied)

Ephémérides

Comme je le laissais entendre hier, les grenouilles rousses (Rana temporaria) du bois de l'Abbaye de Soleilmont (Fleurus) se sont révélées plus précoces que leurs consoeurs de Braine-le-Château...
Sorties de leur thébaïde hivernale, on en compte déjà plusieurs centaines s'activant bruyamment autour d'une petite pièce d'eau permanente alimentée par un petit courant. leurs ébats sont audibles, en plein jour à une bonne centaine de mètres ! Au vu des résultats déjà obtenus, cela leur promet une fameuse descendance; pour autant que les putois qui fréquentent les lieux) n'effectuent pas de trop importants prélèvements. Je vous tiendrai au courant !


A quelque distance, le tussilage ou 'pas d'âne' (Tussilago farfara) a débuté sa floraison printanière. Celle-ci également prend effet bien avant la feuillaison comme les pétasites.
Ah, oui, j'oubliais, le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est de retour, précédant de peu son cousin, le Pouillot fitis, comme chaque année (le Pouillot siffleur ne devrait plus tarder non plus).... Les chants sont encore un peu hésitants, question de se roder la voix en vue d'assurer le cantonnement !

Petasites et Prione

Voici ce que devrait donner le feuillage des pétasites rencontrés le long des étangs à proximité du golf de Labruyère. Cela ne vaut pas encore celui des Gunnera (manicata) mais cela fait déjà son effet.....Toutes deux étant des plantes hygroclines -voire de terrains inondés- ce qui les indique parfaitement pour couvrir les berges.

(Nb : il s'agirait de Petasites hybridus et non de P. officinalis comme je l'ai dit hier : officinalis a des fleurs blanchâtres à jaunâtres et non rosées...)


Dans un autre domaine évoqué le matin, celui de l'importance des arbres morts garants de la biodiversité, voici à quoi ressemble la Prione du tanneur - Prionus coriarius (L)- dont il nous a été dit que la larve était exclusivement xylophage mais saprophyte; il semblerait cependant qu'à l'instar d'autres cérambycidés (Capricornes), elle puisse également s'attaquer à l'aubier d'arbres vivants. Mais il est vrai que les spécialistes restent les insectes curculionidés dont les représentants essentiels sont l'Ips et l'Hylobe.


jeudi, mars 23, 2006

Wanted ....!


Pour relayer la demande d'identification glanée via le lien proposé sur le site de Francis V."L'écho des chênaies", concernant cet arbre (arbustre, arbrisseau ...?) à l'étrange floraison (une variété presqu'assurément horticole), j'ai "pêché" la photo à la source et la reproduis ici.

Nous attendons vos avis.

Mr Daniel C. voudra-t-il se fendre d'une proposition ?

mercredi, mars 22, 2006

Vous avez dit pseudo-verticille ....?

Que voilà une bien étrange architecture pour ce sycomore, le seul de ce peuplement à présenter ce qui est indubitablement un pseudo-verticille....

A dire vrai, j'avais cru à un Prunus avium perdu parmi les érables et il n'en était rien.

Une tare génétique qui n'aurait touché que lui ? à moins qu'un sort que lui aurait lancé la Dame du Lac ? une curiosité à coup sûr que seul l'hiver pouvait révéler....

Sorry Francis...


Je profite de l'occasion pour présenter mes excuses à notre visiteur français qui a laissé un commentaire sur les photos publiées précédemment (érable, if, marronnier...) et que j'avais confondu avec notre Toxik F de Montigny...

Je vous engage d'ailleurs à faire un détour par "l'écho des chênaies", (qui nous met d'ailleurs dans ses liens....).

Voici donc, à son intention, la floraison des Corylus (photo prise il y a 15 bons jours maintenant) dans le Parc de Courcelles (Je lui précise qu'il s'agit d'une commune située dans les parages de Charleroi-Hainaut-Belgique).

lundi, mars 20, 2006

Promesses de printemps....


Hier après-midi, après dissipation du brouillard, dans la réserve naturelle de Viesville, les prémices du printemps représentées par la floraison des 'Galanthus nivalis' en bordure du Tintia